Conseils techniques

Voici quelques conseils principalement techniques pour la rédaction de vos articles avec l'aide traîtresse de l'informatique : elle simplifie beaucoup si le parcours est bien envisagé au départ.

 

Note du webmestre : n'étant pas un professionnel de l'édition et de l'informatique, vous pouvez m'écrire pour que je modifie cette page avec des formulations plus claires ou des conseils plus pertinents.

 

Les plus aguerris à la rédaction et à la publication se reporteront aux sociétés philatéliques spécialisés qui ont des guides de styles quasi-professionnels. Pour les autres qui souhaitent franchir le pas, c'est facile, c'est comme à l'école :

 

1 ) Soyez scolaire.

L'écrivain sétois Paul Valéry l'a écrit et je le plagie mal : pour écrire librement, il faut d'abord écrire en respectant strictement des règles simples. Cela se traduit par quelques idées qui doivent être évidentes.

 

- Quel est le but de l'article ? Que souhaitez-vous apprendre au lecteur ? => Orientez alors le titre et l'introduction pour le dire explicitement. Si vous voulez que l'article soit une énigme à résoudre, compléter avec une conclusion-réponse.

 

- L'angoisse de la page blanche se résout avec un plan : par quelles étapes dois-je passer pour expliquer ce que je souhaite au lecteur ?

 

À partir de là, selon la longueur de textes nécessaire (mais pas imposée), vous prévoyez un ou des paragraphes. Un paragraphe doit expliquer une idée... et que le paragraphe qui suit va compléter cette idée avec un nouvel élément ou une nouvelle idée.

 

=> Le premier paragraphe est donc une idée simple et le dernier paragraphe est plus complexe car, à partir d'un timbre ou d'une lettre, vous expliquez tous les éléments qui constituent l'intérêt de l'étude. Éléments apparus au fil des paragraphes.

 

- Le vocabulaire technique est nécessaire. Sera-t-il compris ? Pour quel public écrivez-vous ? Connaît-il déjà ce mot couramment ? Ou faut-il une petite phrase pour le définir discrètement ?

 

Un exemple : "Cet entier repiqué a donc été émis par la poste, mais une entreprise y a imprimé sa réclame dessus après en avoir acheté un paquet de cent" permet de définir repiqué rapidement si ce n'est pas le but de l'article. Si le repiquage est le but, il faut définir ce que c'est pendant un paragraphe.

 

- L'orthographe (écrire sans fautes), la syntaxe (des phrases où les mots se suivent correctement) et la ponctuation : ne pas en avoir peur. Les correcteurs orthographiques et grammaticaux permettent d'en corriger une partie.

 

Faites relire l'article par un proche non-philatéliste qui sera moins passionné au contenu et plus au déchiffrement du texte. Il repèrera des fautes, mais aussi des passages où il a besoin d'explication : faut-il remanier le texte pour être plus clair ?

 

 

2) L'informatique dans tout ça.

Les deux principaux problèmes posés par la conception des articles sous informatique sont le format des fichiers et le poids des images.

 

- .docx, .odt, .pdf,...

Les traitements de texte communs (Microsoft Word et LibrOffice) ont chacun leur format privilégié : .docx et .odt respectivement. Problème : un fichier de texte .docx avec des présentations complexes sera mal ouvert, donc illisible, sous LibrOffice, et un fichier .odt ne sera pas ouvert du tout par Word...

 

Si vous souhaitez faire relire un article par quelqu'un et qu'ils corrigent les fautes à la volée ou insère des conseils dans la marge, pensez à l'enregistrer sous un format accessible à votre destinataire. Sachez que le Président actuel de l'APM travaille sous Word et le Webmestre actuel sous LibrOffice.

 

Des formats de fichier sont plus universels : .doc (l'ancien format de Word) est le plus simple dénominateur commun.

 

Pour la diffusion sur le site et l'impression, le format PDF est requis (enregistrer sous pdf ou exporter sous pdf selon les logiciels). C'est un format est complètement propriétaire : seuls les possesseurs d'un logiciel adapté de l'entreprise Adobe peuvent le modifier directement.

 

Ce qui signifie que si vous envoyez un article sous pdf, les demandes de correction orthographiques vous seront envoyées à faire vous-même puisque c'est vous qui disposez du fichier texte initial modifiable (.docx, .doc ou .odt).

 

 

- Ah ! Les images !

 

Sachez-le de suite : une image se modifie avant inclusion dans le texte.

 

Certes, Word et LibrOffice offre quelques petits outils pour gérer l'image, mais pas ce qui permet réellement d'en affecter le poids en octets ou la gestion fine de la qualité de rendu visuel.

 

Un scan de bonne qualité prend de la place numérique (les octets / Ko / Mo). Plus le fichier texte illustré sera lourd, plus il faudra de temps pour le télécharger sur le site : si vous disposez de la fibre optique, ça ira très vite ; ceux avec une connection plus lente devront patienter longuement...

 

... pour pas grand chose si vous ne vous demandez pas à quel niveau de détail le lecteur doit-il avoir accès ? Est-ce un article général ou spécialisé ? Pour les entiers postaux : sont-ce les entiers entiers ou leurs timbres que vous voulez montrer précisément ?

 

 

Il y a, à mon humble connaissance, deux moyens à conjuguer pour alléger le poids des images tout en gardant une lisibilité suffisante en A4 sur un écran pour notre site. Comment savoir quels pourcentages appliquer ? C'est comme les recettes des beignets au fromage de ma grand-mère... Essayer jusqu'à ce que cela vous convienne quand le texte illustré et finit... ou recommencer.

 

Après avoir scanné l'objet à 300dpi ou 600dpi selon le niveau de détail (attention : ordinateur ancien = scan plus long voire plantage de la mémoire insuffisante de l'ordinateur), préparer l'image avec un logiciel de traitement d'images ou de photographie avec ces deux méthodes (à retrouver dans les menus de votre logiciel) :

 

- redimensionner en cm la taille de l'image. Généralement, l'outil vous proposera de modifier à l'aide de pourcentage.

 

- en enregistrant sous format .jpeg/.jpg, le logiciel vous demandera un pourcentage de qualité*.

 

*JPG et réduction : le but du chiffrement .jpg est de recalculer la couleur des pixels par un algorithme. 100% = le fichier contiendra la couleur de chacun des pixels de l'image. 90% : le fichier sera simplifié pour que 90% des pixels soit à la couleur d'origine et 10% des pixels recalculés au mieux, etc.

 

On estime, pour un usage récréatif comme le nôtre (à distinguer de la publication numérique professionnelle voire des besoins de l'imprimerie), qu'une qualité de 75 à 80% en jpg reste raisonable pour la qualité de l'image : si on ne zoome pas trop, on ne verra pas les gros carrés de pixels.

 

Oui, mais vous souhaitez que les détails d'un timbre puisse se voir en zoomant !

La solution est de scanner à 600 voire 1200 dpi le timbre et créer des fichiers image des parties précises du timbre à détailler : c'est la méthode des "loupes" utilisée dans les catalogues de timbres.

 

 

- De belles images légères :

Une fois que vous avez l'idée de l'article, un plan et des scans, commencez par préparer les scans en variant % de qualité jpg et dimension de l'image.

 

Pour donner une idée, l'article en français sur les Lettres de Bône mêlant scans gérés au plus juste et photographies numériques redimensionnées mais de bonne qualité jpg pèse 9 Mo. La collection sur le type Blanc de Jacques Rué est répartie en 5 fichiers de 12 Mo.

 

Notre site doit s'en tenir à ces dimensions environ (on n'est pas à quelques mégaoctets près) pour permettre le chargement sur le site et le téléchargement aisé par tous les lecteurs quelque soit la capacité de leur connection internet.

 

Bien évidemment, vous pouvez préparer une version avec image en grande qualité de votre article pour l'impression couleur ou permettre à des lecteurs intéressés de pouvoir zoomer sur les images. Hélas, nous ne pourrons l'héberger sur le site.

 

 

N'hésitez pas à me faire savoir si cette page demande à être préciser, amender, compléter. Y a-t-il d'autres soucis informatiques qu'il serait utile d'aborder pour faciliter la rédaction de pages ?

 

Sébastien Marrot

Webmestre APM


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